Chapitre 8 : La nouvelle
Tous les soirs, Ardeal allait chez son ami et le week-end Béryl venait chez lui.
Cela faisait huit ans que les deux amis c'était rencontré et depuis ce soir, la vie de chacun avait changé. Ardeal avait décidé de changer de régime alimentaire.
La présence de Béryl à ses côtés l'empêchait de manger sa nourriture habituelle.
Il avait fait leur étude ensemble s'arrangeant pour aller dans la même école. A la mort du père de Béryl, c'est la famille d'Ardeal qui avaient récupérer le petit et il n'avait jamais était aussi heureux que dans cette famille. Sa chambre ressemblait comme deux gouttes d'eaux à celle d'Ardeal.
Les parents d'Ardeal avaient monté leur propre restaurant, à l'allure gothique, histoire de passer inaperçu avec leur teint laiteux, ce qui leurs permettaient de garder un ½il sur les garçons. Pas qu'ils étaient de vilains garçons, mais Béryl n'étant pas immortel, ils ne voulaient pas que qui que ce soit puissent le blesser ou qu'il puisse lui arriver quelques choses.
Aussi les deux amis passaient tout leurs temps ensemble ou avec la famille d'Ardeal.
Chacun d'eux c'était faite à la présence du jeune homme parmi eux. Il faut dire qu'il était plus que serviable.
Ses études en laboratoire lui permettaient de faire le tri dans les prélèvements sanguins afin de donner le meilleur sang pour la cousine d'Ardeal allergique à l'ail, cette petite attention l'avait tellement touchée qu'un instant elle avait songé à le transformer en vampire pour l'épouser. Mais par politesse, Béryl refusa proclamant que son état d'humain lui plaisait très bien pour le moment. Pendant leur temps libre, les deux garçons cherchaient un moyen de progresser pour protéger la peau des vampires allergiques aux soleils, l'écran total n'étant pas assez total pour eux.
Ils s'entendaient bien jusqu'à ce jour. Ce jour où la nouvelle leur arriva. C'était un mardi, il était minuit et Béryl allait arriver pour aider au restaurant.
-Ardeal. Tu n'es plus un petit garçon et la nouvelle année commence, tu vas devoir décider de ce que tu vas faire. Te convertir ou attendre encore un an. De plus ta cousine va arriver. Elle arrive des Carpates avec ses parents.
-Quel rapport avec moi ?
-Tu es promis à elle.
-Mais je ne la connais pas.
-Elle est la meilleure partie pour notre famille. Aucun risque pour les enfants d'avoir l'allergie de l'ail ou du soleil. Elle est comme nous. Elle a la capacité d'avoir des enfants et comme nous sommes très peu à l'avoir il ne faut pas que cela ce perde. Si vous ne vous marriez pas ensemble, le risque est la perte de ce don pour l'enfant à naitre contre un autre défaut.
-Et je dois faire quoi ? On va dire quoi à Béryl ?
-Ta cousine arrive la semaine prochaine tache d'être gentille avec elle, on verra pour Béryl. Quand tu le sentiras, tu lui en parleras.
Béryl arriva plus tard dans la soirée et sentie que son « frère » n'allait pas bien.
-T'en fait une tête, il t'arrive quoi ? Tu t'es encore pris un râteau par la blonde d'hier.
-Non, rien à voir ça c'est dans la poche lança t-il en rigolant.
-T'as quoi alors ?
-J'ai ma cousine qui débarque des Carpates la semaine prochaine et je dois me marier avec elle.
-Elle est comment ? Tu dois te marier la semaine prochaine ?dit Béryl tout excité.
-Eh doucement. Je ne l'ai jamais vu. Mais je ne dois pas me marier la semaine prochaine. Je dois juste la rencontrer.
-Tu me la présenteras.
-Bien sûr. Parce qu'aussi non, si elle te croise lorsqu'elle viendra à la maison ou au restaurant, elle risque de te tuer.
-Oh, si elle est belle ça ne me dérange pas.
-Arrête ! Après j'aurai plus d'ami.
-Et en parlant d'amis, je sais que tu m'as dit de ne plus en reparler mais ils sont devenu quoi les deux autres ?
-T'inquiète je les oublie pas eux.
-Je t'aide si tu veux.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. J'ai bien peur qu'ils t'attaquent.
-Pas de soucis, je bosse sur un vaccin anti-vampire, je pense que d'ici là il sera au point.
-Déconne pas !! Je suis sérieux, ça serait plus simple si tu acceptais la conversion.
-T'es mal placé toi ! T'as toujours pas choisi quel âge tu voudrais avoir.
-Très drôle !
Ils riaient tout les deux de bon c½ur en essayant d'oublier la triste nouvelle qu'ils venaient d'apprendre. Cette fille pourrait les séparer à tout jamais. Mais pour l'instant, ils ne pensaient qu'à une chose: la vengeance.
Chapitre 9 : Elle /Lui
Ils n'avaient aucune idée pour le moment. Après plusieurs jours de réflexion, Béryl eu une idée :
-Ardeal et si on se servait de ta cousine ?
-Euh comment ça ?
-Tu n'es pas sans ignorée que ta cousine est un vampire.
-Arrête ce n'est pas vrai ! Quelle nouvelle...
-Ecoute au lieu de dire des bêtises. Elle n'aura qu'a en prendre un s'en occuper dans un coin et plus tard revenir chercher le deuxième.
-Et qu'est ce que ca va nous apporter ?
-J'en sais rien.
-Ton plan est nul, en plus ça met ma cousine en danger. Il faut trouver autre chose là. Si il lui arrive un truc je te raconte pas ce que ma tante va dire sans compter les parents.
-Trouves une idée toi !
-Je cherche, je cherche.
-Tu veux quoi au juste ?
-Je veux qu'ils soient morts de peur, la méga trouille tu vois le genre.
-T'as une idée ?
-Toujours pas.
Pendant plusieurs nuits ils y repensèrent jusqu'au jour où la cousine d'Ardeal arriva. C'était un mardi, elle arriva en voiture et lorsqu'elle en descendit Béryl crut que le soleil venait de se lever à 00h30. Béryl ne vit qu'elle, elle qui illuminait la nuit, cette nuit ou il crut pour la première fois que les anges existent.
- Ardeal ne dis-moi pas que c'est ta cousine !
-Je suppose que si, je ne l'ai jamais vu avant.
-Elle est...comment dire...
-Belle
-Sublime
-Jolie
-Magnifique
-T'as pas fini là !
-Mon dieu ça va être ta femme !!
-Elle est belle c'est vrai, mais...
-Mais quoi ?
-Elle ne m'intéresse pas c'est tout.
-Tu me la laisses ?
-Ca m'étonnerai que ses parents acceptent et les notre à vrai dire... je ne sais pas.
- Transforme-moi !
-Quoi ?
-Transforme-moi comme cela tout le monde sera content. Moi je me marrie avec, les parents sont content. Il restera juste les siens à convaincre. Et si Pa et Man sont ok ils nous aideront.
- Elle ne te connaît même pas ; qui te dit qu'elle va vouloir de toi.
-Et toi tu ne la connais pas non plus et tu n'en veux pas alors toi ou moi où est la différence !
-Tu rêves ! Je ne ferai pas ça, pas comme ça. Faut voir comment ça se passe avec elle, tâter le terrain avec les parents et après on verra ce que l'on fait. Non de non on va où la. Tais-toi elle vient là.
-C'est toi qui parle, pas moi.
-Bonjour, je suis Carole.
-Salut moi c'est Ardeal ton cousin.
Béryl se tenait à l'écart pour ne pas les déranger.
-C'est qui le jeune homme là-bas ?
-Mon frère.
-Ton frère, tu es sur ! Je ne ressens pas sa présence comme la notre mais comme...un humain.
-Oui mes parents l'on recueilli après la mort se son père. C'est mon meilleur ami et plutôt que le laisser seul, on lui a proposé de venir vivre chez nous.
-Ah !
-Tu es... déçu.
-Non. Juste curieuse. Comment faites- vous ? En sa présence je veux dire.
-Pas compliqué. Il sait tout depuis notre rencontre, aucun secret c'est notre force. Et puis nous nous sommes adaptés pour lui. Nous nous devions d'en faire l'effort.
-C'est étrange.
-Comment ça ?
-Il est pour un mortel...comment dire...
-Beau.
-Sublime !
-Mignon.
-Magnifique !
-Il te fait de l'effet dit Ardeal plutôt heureux.
-Oui dit Carole déçu.
-T'as l'air ravi.
-C'est pas ça mais c'est avec toi que je dois me marier.
-Merci pour moi.
-Le prend pas mal mais tu n'es pas vraiment mon genre, et les mariages arrangés je trouve cela vieillot.
-Au moins on est d'accord sur ce point.
Alors ils se serrèrent la main.
-Dis tu me le présente ton frère.
-Béryl viens que je te présente à ma cousine.
-J'arrive.
Béryl et Carole se dévisagèrent un long moment. Il semblait que ni le temps ni les paroles d'Ardeal n'avait de prise sur eux.
-Eh, oh il y a quelqu'un ?
-Désolé tu disais ? demanda Carole.
-Comment tu t appelles ? J'ai oublié.
-Carole, je m'appelle Carole dit celle-ci tout en tendant sa main vers Béryl. Le contacte de sa peau sur celle du jeune homme lui donna des frissons. Jamais auparavant elle n'avait ressenti pareil trouble en présence d'un jeune homme encore moins envers un humain. Mais que lui arrivait-il ?
-Moi c'est Béryl dit le jeune qui était aussi troublé qu'elle. En cet instant, il comprenait pourquoi aucune fille ne lui avait jamais plus.
Bien que certaines filles de son cours de maths passent leurs temps à lui parler d'un tas de choses, il n'avait jamais vu en elle la probabilité d'être une petite amie. Elles avaient toutes l'air fades comme si rien en elles ne pourraient jamais éveiller le désir que normalement un jeune homme de son âge devait ressentir pour la gente féminine.
Il s'était même demandé si les garçons ne l'attiraient pas plus. Apres tout sa relation avec Ardeal était unique, il pouvait tout se dire, la parole n'avait pas lieu parfois ; aussi cette éventualité lui avait traversé l'esprit.
Mais comme avec les demoiselles, les garçons ne lui faisaient aucun effet. Aussi, il s'était dit que rester seul et faire de la recherche pour aider sa famille était peut être la son destin.
-Je suis Béryl reprit il, un ami d'Ardeal.
-Oui je sais.
-Et que sais-tu encore ?
-Tu es un mortel. Dit-elle en esquissant un sourire laissant apparaitre de petites canines blanches et pointues.
-Ca ne te dérange pas ?
-Non je trouve cela plutôt étrange. Vous vous connaissez depuis longtemps ?
-7 ans dit Ardeal.
-Non 8 corrigea Béryl.
-Cela fait un bail quoi ! Exprima Carole
-C'est ça dit Béryl
-Si je vous dérange dites-le
-Oui !dirent Carole et Béryl en c½ur
-Vous voulez que je vous laisse ?
-Non dit Béryl
-Oui murmura Carole au même instant
-Oui ou non décidez –vous !
-Oui dit Béryl.
-Non dit Carole.
- Décidez-vous là !! Vous allez me rendre chèvre.
-Non dirent à l'unisson Carole et Béryl qui s'étaient enfin mis d'accord.
-Carole dit Béryl pourrais-tu nous aider ?
-Ca dépend pourquoi.
-Une vielle histoire à régler avec des anciens amis d'Ardeal.
-Ah j'aime régler des problèmes d'amis moi.
-Non hurla Ardeal. Je ne veux pas qu'elle soit mêlée à ça dit il d'une voix plus douce.
-Pourquoi ? dirent Carole et Béryl à l'unisson.
-C'est ma cousine pas question de lui faire courir un quelconque danger.
-Qui te parle de risquer sa vie.
-Si notre plan ne marche pas quelqu'un risque de mourir.
-Mais de quel plan parles-tu ?
-Oui de quoi vous parlez là les garçons ?
-Attend je t'explique belle Carole.
Pendant un long moment ils parlèrent tous les trois. De toute cette aventure qui les avait amenés à se rencontrer, des anciens amis d'Ardeal et de la mauvaise fortune qu'il avait faite pendant tant de temps en leur présence, de l'humiliation qu'ils lui avaient fait plusieurs fois subir.
-En fait tu veux juste te venger, rigoler un peu à leurs dépend, rien de bien méchant en somme.
-C'est ça.
-Mais tu n'as pas vraiment de plan.
-Encore exact.
-Je vais réfléchir et je vous tiens au courant, demain.
-Tu vas nous aider ? demanda Béryl
-Oui.
-T'es cool.
-Tu l'as dit.
-Je vais te laisser aller te coucher.
-Vous gêner pas je ne suis pas la moi dit Ardeal d'un ton boudeur.
-Boude pas frérot de tout façon j'ai faim. Je vais manger un truc au resto et hop dodo. Tu vas dormir où Carole ?
-Je ne sais pas trop. Je crois que mes parents comptaient sur ma présence chez vous pour me rapprocher un peu plus d'Ardeal.
-On a plein de chambre chez nous, il y a l'embarras du choix tu verras.
-Merci Ardeal.
-Nenuit vous deux lança joyeusement Ardeal avant de rentrer chez lui.
-Bye frangin
-Lu cousin.
Il disparu laissant Carole et Béryl seul.
-Je crois que je vais y aller mes parents vont trouver ça bizarre que je reste ici alors que lui est à l'intérieur.
-Oui je comprends.
-Es-ce que tu... dors là bas aussi ?
-Oui c'est ma maison.
-AH...oui... c'est vrai dit Carole un semblant de gène dans sa voix.
-Bon bonne nuit Carole.
Il lui prit la main et lui déposa un doux baiser tout en la regardant du coin de l'½il. Il ne savait pas pourquoi il avait fait ça ; mais quelque chose l'encourageait.
Comme cette petite voix qui lui disait de la prendre dans ses bras, mais la peur de sa réaction l'en dissuada et il lui rendit sa main avec tout la délicatesse qu'il pouvait en cet instant si intense.
-Bonne nuit Béryl.
Ce furent les seules mots que Carole pouvait prononcer. Elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait se détacher de lui comme si un lien invisible les unissait .Aussi lorsqu'il prit sa main pour lui donner un baiser elle le laissa faire comme si ce geste était naturelle chez eux.
Elle avait senti son pouls circuler et se mis pour la première fois à réfléchir sur ce garçon. Elle savait qu'entre rien ne pourrait avoir lieu, le mariage et les parents était un obstacle mais le fait qu'il soit humain l'était plus encore.
Elle n'avait jamais vécu si proche d'un humain, là où elle habitait, ses parents et elle passaient pour des chercheurs et le fruit de leurs recherches étant très secret, tout contact était évité avec les humains le plus possible. La mère de Carole avait hérité de l'allergie à l'ail, de ce fait il était plus aisé de se nourrir de quelconques animaux plutôt que de passer son temps à surveiller d'éventuelles victimes pour voir si leur alimentation était piquée d'ail ou pas. Aussi Carole ne sentie pas la présence de Béryl comme une gêne, ce dont la plupart des vampires auraient eu.
Non son sentiment était tout autre. Elle avait déjà hâte d'être demain pour le voir et lui parler une fois de plus de tout et de rien pourvu qu'il soit là.
Mais pour le moment pas question d'y penser trop sinon ses parents sentirai son changement de comportement et elle voyait déjà l'interrogatoire de son père sur ce brusque intérêt pour ce voyage qui ; il faut le dire, ne l'enthousiasmait guère.